Une trentaine de vieux militants anarchistes et libertaires ayant directement été acteurs et témoins de la révolution sociale libertaire et autogestionnaire espagnole de 1936 raconte l'autre société: les usines et terres expropriées et collectivisées, la liquidation de l'Etat et de la propriété privée...
http://video.google.fr/videoplay?docid=-6236239516470072435
mercredi 13 juin 2012
Grèce Police raciste de proximité
Aube dorée est un petit parti néo-nazi grec, qui organise des milices qui bastonnent les étrangers et les militants dans les rues de certains quartiers d’Athènes. Il a fini à près de 7 % faisant entrer 21 députés à l’Assemblée le 6 mai dernier.
Source: http://www.alternativelibertaire.org
Les élections de mai 2012 en Grèce ont été marquées par une campagne très excitée de la droite avec en tête le schéma de la campagne sarkozyste de 2007 où il avait réussi a siphonner l’extrême droite. Agitant le risque (plus ou moins fantasmatique) de voir la Grèce virée de l’espace Schengen, la Nouvelle Démocratie (droite) a fait feu de tout bois contre les sans-papiers. Elle a par exemple annoncé la création de trente nouveaux centres de rétention d’une capacité de 1000 places chacun, rejoint par un Pasok à peine moins énervé. Dans ce cadre, la proposition délirante d’Aube dorée, groupuscule néo-nazi, de placer des mines antipersonnel à la frontière turque restait dans l’ambiance.
Aube dorée, commençons par le signaler, ne tient pas les rues d’Athènes, la principale ville où il est implanté. Outre qu’il ne dispose pas d’assez de militants pour ça, le parti rencontre aussi une forte résistance, chez les anarchistes et les immigrés. Pourtant, il a réussi en quelques années à s’imposer, en particulier dans quelques quartiers. Ainsi dans celui d’Agios Panteleimonas, aux municipales de 2010, Aube dorée a attiré 20 % des suffrages, et a pu faire élire son chef au conseil municipal.
20 % dans la police
Il faut dire que dans le contexte de crise actuelle, la population d’Athènes s’est particulièrement paupérisée, ce qui entraîne un regain des agressions, monté en épingle par les fascistes qui utilisent chaque crime crapuleux pour lancer une vague de ratonnades et d’attaques de squat.
Ainsi, de nombreux commerçants voient d’un bon œil l’activité milicienne d’Aube dorée dans leurs quartiers, où elle peut passer pour une sorte de police raciste de proximité, qui supplée aux carences de la police régalienne. D’autant qu’elle se flatte aussi de faire dans le social, en annonçant à grand renfort de propagande qu’elle offre aux personnes âgées « grecques » de faire leurs courses pour elles si elles ne peuvent sortir de chez elles, ou de les y accompagner. Les miliciens annoncent aussi procéder à des distributions de nourriture et de vêtements – toujours pour les Grecs – les plus pauvres.
En cumulant refus de l’austérité et un discours hyper-nationaliste xénophobe, Aube dorée s’assure aussi de forts soutiens dans la police et dans l’armée où il est estimé respectivement à 20 et 15 %. Ce parti peut être séduisant pour des forces répressives, sensibles au discours anti-austérité, mais restant racistes et opposées aux anarchistes et autres « casseurs ».
Les dernières déclarations négationnistes du dirigeant du parti, comme les différents procès de ses membres pour agressions, vont peut-être faire baisser son score aux élections législatives du 17 juin. Ceci dit, dans tout les cas, Aube dorée va sûrement conserver des députés, ce qui veut dire des moyens financiers et une couverture médiatique. Bref, Aube dorée reste loin du pouvoir, mais sa capacité de nuisance augmente. Fort heureusement, là-bas, nos camarades anarchistes les combattent pied à pied. Souhaitons leur la victoire.
Nico (AL Marseille)
Source: http://www.alternativelibertaire.org
Programme Acrata juin 2012
Samedi 23 juin - 19h
BBQ DE SOUTIEN AU LOCAL
Avant les grandes transhumances estivales ou certains iront se faire dorer la couenne ailleurs, nous proposons un petit barbecue histoire de se croiser une dernière fois avant ce qui (même avec beaucoup de dimanches au calendrier) s'annonce comme des vacances en bonne et due forme. On met donc les petits plats dans les grands et on attise la braise pour vous préparer les surprises des pas-chefs.
L'apéro démarre à 19h et ensuite on mange. Il n'y a pas de prix (même "libre" depuis quand un prix pourrait-il être "libre") pour le repas, mais les contributions sont bienvenues. Cela aidera à soutenir le local. A votre bon coeur !
Jeudi 28 juin - 20h
« Ceux qui font les révolutions à moitié ne font que se creuser un tombeau. »
Discussion autour de la brochure 'Comités d'action ouvriers-étudiants », février 1969
Nous reviendrons sur certaines expériences vécues et décrites par deux personnes au sein de l'occupation de Censier (annexe de l'université Sorbonne à Paris) où une poignée de personnes se retrouvent à participer à un 'comité d'action ouvriers-étudiants Citroën', un comité parmi tant d'autres qui se formeront à l'époque.
L'enthousiasme des confrontations de rue avec les forces de l'ordre, les remises en question de presque toutes les sphères de la vie quotidienne, des rapports marchands et sociaux, la grève généralisée et les occupations d'universités et d'usines pousseront certains à tenter de dépasser les rôles figés dans lesquels ils et elles se trouvent enfermés : 'étudiants', 'ouvriers', 'intellectuels', 'militants'. A un moment donné, les autorités (les flics, les politiciens, tout comme les représentants de l'unif ou les chefs des syndicats) perdent leur légitimité et des personnes se retrouvent pour parler des luttes, du quotidien, des rapports en général. Ils se heurtent très vite à ceux qui ont tout intérêt à garder le contrôle sur les événements pour qu'ils ne dégénèrent surtout pas. La police, bien évidemment, mais aussi – et c'est ce qui nous intéresse particulièrement ici – les syndicats et les groupuscules politicards.
À travers une courte description de l'ambiance de l'époque, nous discuterons de ces questions qui se posent toujours à celles et ceux qui veulent subvertir ce monde, sans reproduire les sales mécanismes du pouvoir – sous toutes ses formes.
Les comités d'action expérimentent avec une forme d'organisation en dehors des syndicats, axés sur la discussion et l'action, une communication sans médiation, une réelle rencontre et une solidarité réciproque. Plusieurs questions se posent alors ; voient-ils dans les occupations des usines une réappropriation des moyens de production par un 'pouvoir ouvrier' ou veulent-ils plutôt remettre fondamentalement le travail même en question ? Qu’en est-il de la critique de l'éducation, des rôles des 'étudiants' et des 'professeurs', ou encore des 'acteurs' et des 'spectateurs' ? Comment dépasser les démarches militantes, les positions extérieures, les programmes des groupuscules qui croient avoir trouvé le 'sujet historique' ? Quelles étaient les perspectives ? Où étaient les points forts et où étaient les limites ?
La brochure “Comités d'action ouvriers-étudiants' de Fredy Perlman et Roger Gregoire est disponible au local en français et en anglais. Une lecture au préalable est vivement recommandée.
Jeudi 5 juillet - 20h
Un parcours de lutte intransigeant
Presentation de l'autobiographie de Claudio Lavazza
Un compagnon italien viendra présenter ce livre, Pestifera la mia vita. En suivra une discussion.
A la fin des années 70, Claudio Lavazza part, comme tant d’autres jeunes enragés de sa génération, à « l’assaut du ciel », tentative de subvertir radicalement le monde existant. En 1981, on retrouve Claudio par exemple au sein d’un regroupement armé qui s’occupe alors d’attaques contre les matons, d’évasions (deux camarades sortis de Frosinone et quatre autres de Rovigo) mais aussi de vengeances
contre les commerçants assassins de braqueurs.
En clandestinité depuis 1980, il s’envole vers la France en ensuite vers l’Espagne. Son exil ne sera jamais une « fuite », mais bien un choix internationaliste de continuer le combat là où il se trouve et avec les moyens qu’il juge adéquats.
En 1996, Claudio est arrêté à Cordoue avec trois autres anarchistes sur un braquage où meurent deux flics. Il sera condamné à une très longue peine pour le braquage de Cordoue mais aussi pour plusieurs autres expropriations de banques en Espagne et en France.
Incarcéré au régime d’isolement FIES jusqu’en 2006, il participera sans relâche aux luttes à l’intérieur. Aujourd’hui, Il lui reste des dizaines
d’années de taule à accomplir en Espagne, sans compter une condamnation à perpétuité en Italie.
« J’ai réalisé preque tous les rêves que j’avais, et souvent je fais la comparaison entre mon existance et l’ouvrier que j’aurais été si j’étais
resté au village. Comme mes vieux camarades d’école, je serais aujourd’hui certainement marié et avec des enfants, obligé de travailler dix heures par jour pour faire vivre une famille. Crevé après le travail, je resterais là à fixer cette boîte idiote, confortablement assis en pantoufles, pour ensuite m’en aller au lit, mort de fatigue et détruit... Aujourd’hui, je ne serais probablement pas en prison.
Mais même s’il était possible de revenir en arrière, je ne changerais pas d’un milimètre la route que j’ai choisie. Que serait-il advenu de moi
si la lumière de la lutte n’avait pas éclairé mon chemin ? »
Un recueil de textes et de lettres de Claudio Lavazza, traduits en français, est disponible au local.
Permanences
chaque jeudi de 17h à 21h
chaque samedi de 14h à 18h
Local Acrata
rue de la grande ile 32
1000 BXL
BBQ DE SOUTIEN AU LOCAL
Avant les grandes transhumances estivales ou certains iront se faire dorer la couenne ailleurs, nous proposons un petit barbecue histoire de se croiser une dernière fois avant ce qui (même avec beaucoup de dimanches au calendrier) s'annonce comme des vacances en bonne et due forme. On met donc les petits plats dans les grands et on attise la braise pour vous préparer les surprises des pas-chefs.
L'apéro démarre à 19h et ensuite on mange. Il n'y a pas de prix (même "libre" depuis quand un prix pourrait-il être "libre") pour le repas, mais les contributions sont bienvenues. Cela aidera à soutenir le local. A votre bon coeur !
Jeudi 28 juin - 20h
« Ceux qui font les révolutions à moitié ne font que se creuser un tombeau. »
Discussion autour de la brochure 'Comités d'action ouvriers-étudiants », février 1969
Nous reviendrons sur certaines expériences vécues et décrites par deux personnes au sein de l'occupation de Censier (annexe de l'université Sorbonne à Paris) où une poignée de personnes se retrouvent à participer à un 'comité d'action ouvriers-étudiants Citroën', un comité parmi tant d'autres qui se formeront à l'époque.
L'enthousiasme des confrontations de rue avec les forces de l'ordre, les remises en question de presque toutes les sphères de la vie quotidienne, des rapports marchands et sociaux, la grève généralisée et les occupations d'universités et d'usines pousseront certains à tenter de dépasser les rôles figés dans lesquels ils et elles se trouvent enfermés : 'étudiants', 'ouvriers', 'intellectuels', 'militants'. A un moment donné, les autorités (les flics, les politiciens, tout comme les représentants de l'unif ou les chefs des syndicats) perdent leur légitimité et des personnes se retrouvent pour parler des luttes, du quotidien, des rapports en général. Ils se heurtent très vite à ceux qui ont tout intérêt à garder le contrôle sur les événements pour qu'ils ne dégénèrent surtout pas. La police, bien évidemment, mais aussi – et c'est ce qui nous intéresse particulièrement ici – les syndicats et les groupuscules politicards.
À travers une courte description de l'ambiance de l'époque, nous discuterons de ces questions qui se posent toujours à celles et ceux qui veulent subvertir ce monde, sans reproduire les sales mécanismes du pouvoir – sous toutes ses formes.
Les comités d'action expérimentent avec une forme d'organisation en dehors des syndicats, axés sur la discussion et l'action, une communication sans médiation, une réelle rencontre et une solidarité réciproque. Plusieurs questions se posent alors ; voient-ils dans les occupations des usines une réappropriation des moyens de production par un 'pouvoir ouvrier' ou veulent-ils plutôt remettre fondamentalement le travail même en question ? Qu’en est-il de la critique de l'éducation, des rôles des 'étudiants' et des 'professeurs', ou encore des 'acteurs' et des 'spectateurs' ? Comment dépasser les démarches militantes, les positions extérieures, les programmes des groupuscules qui croient avoir trouvé le 'sujet historique' ? Quelles étaient les perspectives ? Où étaient les points forts et où étaient les limites ?
La brochure “Comités d'action ouvriers-étudiants' de Fredy Perlman et Roger Gregoire est disponible au local en français et en anglais. Une lecture au préalable est vivement recommandée.
Jeudi 5 juillet - 20h
Un parcours de lutte intransigeant
Presentation de l'autobiographie de Claudio Lavazza
Un compagnon italien viendra présenter ce livre, Pestifera la mia vita. En suivra une discussion.
A la fin des années 70, Claudio Lavazza part, comme tant d’autres jeunes enragés de sa génération, à « l’assaut du ciel », tentative de subvertir radicalement le monde existant. En 1981, on retrouve Claudio par exemple au sein d’un regroupement armé qui s’occupe alors d’attaques contre les matons, d’évasions (deux camarades sortis de Frosinone et quatre autres de Rovigo) mais aussi de vengeances
contre les commerçants assassins de braqueurs.
En clandestinité depuis 1980, il s’envole vers la France en ensuite vers l’Espagne. Son exil ne sera jamais une « fuite », mais bien un choix internationaliste de continuer le combat là où il se trouve et avec les moyens qu’il juge adéquats.
En 1996, Claudio est arrêté à Cordoue avec trois autres anarchistes sur un braquage où meurent deux flics. Il sera condamné à une très longue peine pour le braquage de Cordoue mais aussi pour plusieurs autres expropriations de banques en Espagne et en France.
Incarcéré au régime d’isolement FIES jusqu’en 2006, il participera sans relâche aux luttes à l’intérieur. Aujourd’hui, Il lui reste des dizaines
d’années de taule à accomplir en Espagne, sans compter une condamnation à perpétuité en Italie.
« J’ai réalisé preque tous les rêves que j’avais, et souvent je fais la comparaison entre mon existance et l’ouvrier que j’aurais été si j’étais
resté au village. Comme mes vieux camarades d’école, je serais aujourd’hui certainement marié et avec des enfants, obligé de travailler dix heures par jour pour faire vivre une famille. Crevé après le travail, je resterais là à fixer cette boîte idiote, confortablement assis en pantoufles, pour ensuite m’en aller au lit, mort de fatigue et détruit... Aujourd’hui, je ne serais probablement pas en prison.
Mais même s’il était possible de revenir en arrière, je ne changerais pas d’un milimètre la route que j’ai choisie. Que serait-il advenu de moi
si la lumière de la lutte n’avait pas éclairé mon chemin ? »
Un recueil de textes et de lettres de Claudio Lavazza, traduits en français, est disponible au local.
Permanences
chaque jeudi de 17h à 21h
chaque samedi de 14h à 18h
Local Acrata
rue de la grande ile 32
1000 BXL
dimanche 20 mai 2012
Nouvelle revue: SALTO - subversion & anarchie
Salto
subversion & anarchie
Cette revue se veut avant tout être un défi. Un défi pour amener cette
impulsion indomptable du refus profond du monde actuel vers une aventure
qui en explorerait les possibilités. Une invitation à prendre le temps et
l'espace pour s'arrêter sur de nombreuses questions, en sachant que ceci
ne nous rendra jamais immobiles.
Les textes qui constituent cette revue prennent à cœur ce défi. Sans avoir
la prétention de détenir le fin mot de l’histoire, chacun de ces textes
part à sa manière à la recherche de pistes de réflexions, d’histoires et
d’analyses qui pourraient équiper de mots l’ardent désir de s'insurger
contre l'ordre social. Ces textes esquissent des idées visant à saper
toute forme d'autorité, à attaquer et à transformer les rapports sociaux
qui en sont imprégnés.
Une tentative modeste mais tenace de jeter des ponts toujours plus solides
entre les pensées et les pratiques libératrices. Entre les heurts sociaux
qui nous entoourent et des perspectives révolutionnaires. Entre les
individus rebelles de partout. Entre une répugnance insistante de cet
existant et sa rugissante subversion.
Sommaire du n°1 - mai 2012
76 pages
Voyager
Nouveaux défis dans un monde pourri
A la lisière des mots - pamphlet contre la démocratie
Pensées d'un promeneur enthousiaste sur le chemin de la vie
Rien n'est fini. Tout commence maintenant.
Un souffle d'insurrection - La Grèce danse sur la corde raide
En lutte avec le temps
L'Egypte entre révolution et réaction
L'Utopie
Nucléocratie à la belge
La java atomique - quelques pistes de réflexion autour du démantèlement et
de la relance du nucléaire
Air de la ville
Blanqui, ou l'insurrection d'Etat
Nous
Et en annexe
Lettre à la galaxie anarchiste
Au Service de Métrologie nucléaire
Pour tout ce qu'ils nous dérobent
Commander des numéros via
salto@riseup.net
ou
Salto c/o Acrata
32, rue de la Grande Ile
1000 Bruxelles
2 euros par numéro
7,5 euros pour 5 numéros
Salto est aussi disponible en néerlandais.
subversion & anarchie
Cette revue se veut avant tout être un défi. Un défi pour amener cette
impulsion indomptable du refus profond du monde actuel vers une aventure
qui en explorerait les possibilités. Une invitation à prendre le temps et
l'espace pour s'arrêter sur de nombreuses questions, en sachant que ceci
ne nous rendra jamais immobiles.
Les textes qui constituent cette revue prennent à cœur ce défi. Sans avoir
la prétention de détenir le fin mot de l’histoire, chacun de ces textes
part à sa manière à la recherche de pistes de réflexions, d’histoires et
d’analyses qui pourraient équiper de mots l’ardent désir de s'insurger
contre l'ordre social. Ces textes esquissent des idées visant à saper
toute forme d'autorité, à attaquer et à transformer les rapports sociaux
qui en sont imprégnés.
Une tentative modeste mais tenace de jeter des ponts toujours plus solides
entre les pensées et les pratiques libératrices. Entre les heurts sociaux
qui nous entoourent et des perspectives révolutionnaires. Entre les
individus rebelles de partout. Entre une répugnance insistante de cet
existant et sa rugissante subversion.
Sommaire du n°1 - mai 2012
76 pages
Voyager
Nouveaux défis dans un monde pourri
A la lisière des mots - pamphlet contre la démocratie
Pensées d'un promeneur enthousiaste sur le chemin de la vie
Rien n'est fini. Tout commence maintenant.
Un souffle d'insurrection - La Grèce danse sur la corde raide
En lutte avec le temps
L'Egypte entre révolution et réaction
L'Utopie
Nucléocratie à la belge
La java atomique - quelques pistes de réflexion autour du démantèlement et
de la relance du nucléaire
Air de la ville
Blanqui, ou l'insurrection d'Etat
Nous
Et en annexe
Lettre à la galaxie anarchiste
Au Service de Métrologie nucléaire
Pour tout ce qu'ils nous dérobent
Commander des numéros via
salto@riseup.net
ou
Salto c/o Acrata
32, rue de la Grande Ile
1000 Bruxelles
2 euros par numéro
7,5 euros pour 5 numéros
Salto est aussi disponible en néerlandais.
dimanche 6 mai 2012
samedi 28 avril 2012
Contre l’impunité policière !
Depuis des décennies, des dizaines de personnes, principalement issues des quartiers populaires et des populations dites « d’origine immigrée », ont été tuées ou grièvement blessées après avoir croisé la route de policiers zélés. Dans l’immense majorité des cas, l’État protège son bras armé et les fonctionnaires de police sont relaxés et, au quotidien, les humiliations et contrôles au faciès ne se voient jamais remis en cause.
Parfois, pourtant, l’évidence du crime policier est trop forte. Ainsi, la semaine dernière, un homme a été froidement abattu d’une balle dans le dos par le « gardien de la paix » qui le poursuivait. Le policier incriminé ayant beau invoqué la légitime défense, il a été mis en examen pour homicide volontaire.
Et la réaction corporatiste des syndicats policiers ne s’est pas fait attendre. Indignés par cette remise en cause de l’impunité dont bénéficient la plupart du temps les forces de la répression, ils ont organisé une manifestation de soutien à leur collègue interpellé. Leur revendication est claire : que le policier impliqué puisse continuer à exercer son travail et à toucher son salaire. On attend de voir une telle mobilisation pour protester contre la politique du chiffre, ou contre la chasse aux sans papiers…
Cet appel rejoint les thèmes politiques portés par l’extrême droite la plus réactionnaire et le Front National demande ainsi la mise en place d’une « présomption de légitime défense » pour les agent-es de la violence d’État. Le Bloc Identitaire va quant à lui encore plus loin et demande la sanctuarisation du domicile, qui permettrait d’abattre impunément un cambrioleur. Les deux candidats en lice pour la présidence de la République ne sont pas en reste et Nicolas Sarkozy, qui reprend sans ménagement le programme de Marine Le Pen, a lui aussi soutenu la « présomption de légitime défense » tandis que François Hollande demande que soit instaurée une « protection administrative » pour les policiers mis en examen.
Alternative Libertaire s’oppose résolument à tout renforcement de la scandaleuse impunité dont bénéficie la police et dénonce la violence d’État qui s’exerce au grand jour dans les quartiers populaires. L’immunité policière, c’est le droit de tuer dans les quartiers ! L’immunité policière, c’est la transformation définitive de la police en armée d’occupation !
mercredi 25 avril 2012
Capitalisme et propriété privée
"Quel voleur accepte qu'on le vole?"
Dans ce livre de 128 pages en forme de harangue publique effrénée, Nicolas Bon repose de manière inattendue la question des rapports entre vol et propriété privée, afin de repenser les principes généraux de l’économie et de l’accumulation capitaliste. Son originalité tient à ceci qu’il part d’une théorie de l’objet tout à fait inédite, dont il tire une anthropologie fondée sur le privilège de la main. Car l’être humain, parce qu’il est doté de ces mains béantes où chaque muscle est comme une bouche, est tiraillé par deux tendances, à la fois complémentaires et contradictoires : se saisir avidement de toutes les choses épaves qui voguent à la surface du monde (voler), et les débarrasser aussitôt après de ce statut originel, en les attachant fermement à soi (sans être volé) — car quel voleur accepte qu’on le vole ?
Or c’est bien dans cette double inclination que le capitalisme a trouvé le principe dynamique qui allait lui permettre d’assurer son implacable empire sur le monde, au rythme de la prolifération des chiens. Dans ces conditions, Nicolas Bon ne pouvait pas se contenter de faire simplement l’apologie du vol, au risque de justifier à l’envers toute forme de propriété privée, qui passe toujours, à un moment ou un autre, par l’accaparement et la spoliation. Loin de là, il développe une éthique où la vieille règle d’or de l’Ancien Testament doit être renversée en sa version « réciprociste », celle-ci disant maintenant : Veuille que ton prochain te fasse ce que tu lui fais toi-même. En d’autres termes, quant au sujet qui nous préoccupe : Si tu veux voler, alors accepte d’être volé en retour !Et c’est là le message d’humilité que le gantier Mignot, tel que Nicolas Bon le met en scène ici, s’efforce de transmettre à ses auditeurs. Car si les objets restent toujours, qu’on le veuille ou non, des épaves ou des poissons perdus, des res nullius ou des corps flottants ; autrement dit, si toutes les biens du monde flottent sans soutien dans l’espace, réclamant d’être saisis, nous tendant pour ainsi dire la main eux-mêmes, il s’agit quand même de « trouver là l’occasion de notre liberté, plutôt que celle de notre servitude ».
Or c’est bien dans cette double inclination que le capitalisme a trouvé le principe dynamique qui allait lui permettre d’assurer son implacable empire sur le monde, au rythme de la prolifération des chiens. Dans ces conditions, Nicolas Bon ne pouvait pas se contenter de faire simplement l’apologie du vol, au risque de justifier à l’envers toute forme de propriété privée, qui passe toujours, à un moment ou un autre, par l’accaparement et la spoliation. Loin de là, il développe une éthique où la vieille règle d’or de l’Ancien Testament doit être renversée en sa version « réciprociste », celle-ci disant maintenant : Veuille que ton prochain te fasse ce que tu lui fais toi-même. En d’autres termes, quant au sujet qui nous préoccupe : Si tu veux voler, alors accepte d’être volé en retour !Et c’est là le message d’humilité que le gantier Mignot, tel que Nicolas Bon le met en scène ici, s’efforce de transmettre à ses auditeurs. Car si les objets restent toujours, qu’on le veuille ou non, des épaves ou des poissons perdus, des res nullius ou des corps flottants ; autrement dit, si toutes les biens du monde flottent sans soutien dans l’espace, réclamant d’être saisis, nous tendant pour ainsi dire la main eux-mêmes, il s’agit quand même de « trouver là l’occasion de notre liberté, plutôt que celle de notre servitude ».
Vous pouvez commander ce livre directement auprès des Éditions Pontcerq (12, rue de Chateaudun, 35 000 Rennes) ; sachez qu'il est également disponible en ligne à l'adresse suivante : http://i2d.toile-libre.org/ PDF/2011/i2d_capitalisme_ propriete.pdf).
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