jeudi 19 avril 2012

Nouvelles des centres


Stratégie de la peur / Fermeture d’une aile du centre de Vottem / Vol militaire vers le Maroc

Tous sont sous pression, la majorité n’ose pas avoir de contacts avec l’extérieur par peur de représailles.
Ils se sentent très démunis, Plusieurs ont fini par accepter leur expulsion suite aux intimidations auxquelles ils sont soumis de la part du personnel du centre. Les deux vols collectifs promis pour le Congo et la Guinée sont utilisés comme une menace.
Il a également été constaté que beaucoup d’avocats se résignent et ne font plus les recours possibles pour libérer leur client.
Certains prisonniers demandent un vaste mouvement de l’extérieur pour les sortir de là.
Centre fermé de VOTTEM
Une aile du centre sur les quatre a été fermée par manque de personnel !   Initialement en 1999, 160 places étaient prévues. Suite à des actions syndicales du personnel ce nombre a été réduit à 130.  Avec la fermeture d’une des ailes, actuellement  il reste 90 places . Les associations de Liège se réjouissent de la désaffection  en région liégeoise pour ce type d’emploi!
Il y a 10 jours une tentative d’évasion avec aide de l’extérieur  a échoué en pleine nuit.
Monsieur Mohamed Chatli a été amené en  secret à l’aéroport sous escorte élargie pour l’expulser ce 12 avril.  Il s’agit de l’homme dont l’expulsion avait été empêchée  par une sénatrice! Ni son avocat ni lui-même n’ont été prévenus de cette expulsion. Il a été extrait du centre fermé de Vottem 2 heures avant le départ du vol, sans doute pour éviter toute mobilisation.Nous n’avons plus de nouvelles de Monsieur Chatli, ni de son amie.
Centre fermé 127bis
Un détenu irakien tente de s’ouvrir les veines après avoir obtenu une lame de rasoir auprès de l’administration, pour éviter l’expulsion prévue demain. Les flics (les gardiens ?) seraient intervenus à temps pour l’empêcher de parvenir à ses fins.
Un autre dit que son assistante sociale l’aurait informé aujourd’hui (à la veille de sa première tentative d’expulsion) d’un changement législatif important : désormais il n’y aurait plus de seconde tentative d’expulsion “volontaire”, un vol spécial sécurisé serait systématiquement mis en place dès la seconde tentative, assorti d’une interdiction de séjourner sur le territoire belge pendant 5 ans. Encore une tentative d’intimidation des détenus par le personnel social de l’Office des Etrangers, on est ici bien proche du harcèlement moral…
Un bus et 2 mini-bus sont arrivés le 17/04 à 05:10 dans la cour du centre pour emmener un groupe de Marocains vers Zaventem. Ils seraient au moins 8 avec d’autres nationalités.Il s’agirait d’un vol militaire.
Une Angolaise enceinte de 5 mois au 127bis, ramassée à l’Office des Etrangers à  l’occasion d’un rendez-vous. Son dossier est toujours dans le centre ouvert où  elle était avant.
Évasion d’un  Irakien lors d’une consultation à l’hôpital ce 16/04. Ce Monsieur a sans doute continué sa route à la recherche d’un endroit plus hospitalier.
Un Congolais expulsé ce 18/04 : suite à des intimidations diverses il a fini par accepter son expulsion vers le Congo.
Une dame enfermée depuis bientôt 6 mois a reçu la visite de ses petits-enfants : elle a été choquée par l’attitude du personnel : on a interdit à un de ses petits-enfants d’aller aux toilettes pendant la visite.
Au 127 bis règne actuellement le « chacun pour soi ».


mardi 10 avril 2012

L'île aux fleurs

Ou le capitalisme expliqué en 12 minutes...


http://video.google.fr/videoplay?docid=-8867512033765032709&q=l%27ile+aux+fleurs

Petit court métrage dénonçant sur le ton de l'humour (noir) les dérives du capitalisme ou comment, avec de l'argent, on peut trouver une place plus ou moins confortable dans la société de consommation.

jeudi 5 avril 2012

Expulsion programmée à Longchamps (Durbuy)


<P>“ Ce que nous avons modestement ici, il nous serait impossible financièrement et moralement de le retrouver ailleurs ”, ont notamment écrit Pierre et Lili Pirlet au roi Albert II. <CREDIT> N.HN</CREDIT> </P>

“ Ce que nous avons modestement ici, il nous serait impossible financièrement et moralement de le retrouver ailleurs ”, ont notamment écrit Pierre et Lili Pirlet au roi Albert II. N.HN
n.c.

durbuy social

À Longchamps, les résidents permanents ou secondaires ne veulent pas quitter les lieux
A Longchamps, environ trente ménages vivent sans être raccordés à l’eau, ni à l’électricité. Certains y sont heureux depuis plus de trente ans. En novembre dernier, toutefois, un PV a été dressé pour infraction à l’urbanisme. Les chalets sont en effet tous installés en zone agricole. Les résidents ne veulent pas être expulsés. Ils demandent à ce qu’on les “ laisse terminer leur vie dans leur maison ”.

“ C’est la troisième fois que je reconstruis ma vie. Ce que j’ai, ici, à Longchamps(Durbuy), je ne veux pas qu’on me le reprenne ”. Pierre Pirlet et son épouse Lili vivent heureux dans leur chalet depuis une petite quinzaine d’années. “ Nous avons tout ce qu’il nous faut. Nous produisons notre électricité grâce à des panneaux solaires. Nous utilisons l’eau de pluie pour les tâches ménagères. Quant à l’eau potable, nous allons la puiser à la source. Nous cultivons également nos légumes dans notre jardin. Notre mode de vie nous convient. Nous aimerions pouvoir terminer notre vie ici ”.

Pierre et Lili ne sont pas les seuls habitants de Longchamps à être inquiets. En novembre dernier, en effet, l’ensemble des familles qui résident dans ce lieu-dit a reçu la visite d’un représentant de l’Urbanisme à la Région wallonne. Le fonctionnaire a constaté qu’ils se trouvaient dans une zone agricole.

Quatre mois pour partir

Un mois plus tard, environ, ils recevaient un recommandé leur signalant qu’ils se trouvaient en infraction. Chacun d’entre eux a également dû se rendre à la police pour expliquer sa situation. L’urbanisme leur a laissé un délai de quatre mois pour tout remettre en place.
“ Cela fait 25 ans que je vis ici, raconte Alain, un résident. À l’époque, je tenais un commerce à Verviers et je faisais la route tous les jours. Mon bonheur était de vivre ici, en pleine nature. Jamais ailleurs, je ne retrouverai le même plaisir. ”

Ce qui choque surtout les habitants, c’est la rapidité avec laquelle on leur demande de partir.
En 2006, en effet, lors du lancement des plans Habitats Permanents, une réunion de concertation s’était organisée entre les résidents, le CPAS et la commune. À l’époque, le plan HP avait rappelé la nécessité d’accompagner les personnes qui vivent en camping et/ou résidence permanente. “ Et ceci, en prenant son temps, sur base volontaire, au rythme de la population. Le CPAS est d’accord avec ça. La commune veut travailler dans ce sens-là. Le choix de la commune est de ne pas travailler n’importe comment. Elle ne veut pas commencer à chasser les gens défavorisés et laisser tranquille les favorisés. Elle souhaite entrer en dialogue avec les résidents permanents pour trouver des solutions adaptées, concertées... ”, souligne d’ailleurs le procès-verbal dressé à l’époque. Les habitants de Longchamps aimeraient que les promesses faites à l’époque soient tenues. “ Nous pensons bien que nous devrons aller en justice pour faire entendre notre voix. Nous irons, si c’est nécessaire ”, conclut Pierre.


Source: SudPresse.be


Source: http://www.non-fides.fr

Cliquer sur l'affiche pour agrandir.

samedi 24 mars 2012

ACTION NATO GAME OVER - 1 AVRIL 2012 



Vous voulez participer à NATO GAME OVER, deux possibilités vous sont proposées

» L'action directe non-violente de désobéissance civile : L'intervention non-violente

NATO GAME OVER est tout d'abord une action de désobéissance civile. Nous rentrerons sur le terrain du Quartier Général de l’OTAN en vue d’y fermer les portes et entrées principales. Nous commettrons donc un petit délit et ce, en vue de prévenir d’un plus grand crime de guerre. Nous sommes ainsi soutenus par le droit international.
Comment y participer?


» La zone de libre expression : les supporteurs de l'intervention non-violente

Pour ceux qui ne désireraient pas participer à l'action, une zone de libre expression sera installée en face du Quartier Général de l'OTAN. Vous pourrez montrer votre opposition aux politiques guerrières de l’OTAN et encourager les centaines d'activistes fermant les bâtiments de l'OTAN.
Comment y participer?


Pourquoi une journée d'action le 1 avril 2012?

Le prochain sommet de l'OTAN est programmé pour les 20 et 21 mai 2012 à Chicago. L’agenda du sommet se focalisera sur le rôle de l'OTAN dans les interventions militaires en dehors du territoire de l’Alliance, et sur le résultat du 'Defence and Deterrence Posture Review' (DDPR), en cours actuellement à l'intérieur de l'alliance en vue de définir le rôle des armes nucléaires au sein l'OTAN.

Avant que le sommet de l’OTAN ne prenne place, une action européenne commune est indispensable en vue de donner un signal fort à nos gouvernements. Ces derniers doivent charger leurs ambassadeurs et autres représentants au sein de l’alliance, de messages clairs avant qu'ils ne s’envolent pour Chicago :

- Les armes nucléaires tactiques de l'OTAN en Europe sont anachroniques, inutiles, illégales au regard du Droit International Humanitaire, et contre-productive dans le processus de non-proliferation.

- Des menaces et des interventions militaires aggravent les conflits au lieu de les résoudre.

- L'investissement de centaines de millions d'euros dans le bouclier anti-missiles otanien, soit-disant comme défense contre des menaces fictives, ne fait que relancer la course à l'armement mondial.

C'est pour donner ce signal, qu'Action pour la Paix et Vredesactie organisent une journée d'Action Directe Non-Violente au quartier général de l'OTAN à Bruxelles le dimanche 1 avril 2012 




La ville libre de Christiania, près de Copenhague, a perdu son statut. Après quarante ans, la dernière enclave hippie d'Europe est en train de se plier aux lois du marché, écrit la Gazeta Wyborcza.


Fondée en 1971 par un groupe de hippies qui squattaient une base navale désaffectée de Copenhague, Christiania est devenue un phénomène mondial. Pour les experts, c'est une légende de la culture alternative, l'enclave la plus célèbre d'Europe et la dernière en activité. Après la Petite Sirène et le parc d'attractions de Tivoli, c'est aussi le troisième lieu le plus visité de la capitale danoise. Un million de touristes s'y rendent chaque année pour déambuler entre les baraquements ornés de fresques psychédéliques et se procurer illégalement du cannabis dans Pusher Street.
Christiania, qui s'est autoproclamée ville libre, possède son propre hymne (I kan ikke slå os ihjel, qui signifie "vous ne pouvez pas nous tuer", une chanson engagée du groupe de rock Bifrost), son drapeau (trois ronds jaunes sur fond rouge), sa propre monnaie et ses propres règles et usages. Il est interdit d'y venir en voiture (les résidents garent leur véhicule à l'extérieur), d'y courir (si vous courez, vous êtes pris pour un voleur), d'y prendre des photographies et d'y porter des gilets pare-balles.
Récemment, après quarante années d'existence, dont vingt-deux ans d'indépendance reconnue par la loi, Christiania a perdu son statut de ville libre. Le 18 février, la Cour suprême du Danemark a rejeté un appel des habitants de l'enclave contre un jugement de 2009 qui rendait à l'État le contrôle de l'ancienne base navale de 35 hectares. C'est donc une longue bataille juridique sur un statut obtenu en 1989 par les hippies et les squatteurs qui trouve son terme.
Les autorités veulent laisser le champ libre aux promoteurs
La lutte a commencé en 2004 lorsque le gouvernement conservateur de centre-droit d'Anders Fogh Rasmussen (aujourd'hui chef de l'OTAN) a révoqué une décision prise quinze années plus tôt par le gouvernement de gauche cédant le contrôle du territoire à ses habitants. En 2006, les avocats de Christiania ont fait appel de cette révocation, arguant qu'elle violait la Convention européenne des Droits de l'Homme. Mais la justice danoise a jugé qu'il n'y avait pas violation et que Christiania appartenait à l'État danois (plus précisément au ministère de la défense). Et que c'était de ce fait à l'État de statuer sur son avenir.
"La procédure juridique est terminée. Désormais, il est temps de penser à l'avenir", confie Thomas Ertmann, porte-parole de la communauté. Il reconnaît que les avocats représentant les 850 habitants de l'enclave – des hippies, des artistes et toutes sortes de marginaux – vont désormais devoir s'asseoir à la table des négociations avec le gouvernement.
"Nous avions besoin de ce jugement pour régler une fois pour toutes la question de savoir à qui appartient Christiania", commente Nils Vest, un réalisateur qui vit à Christiania depuis vingt ans et y dirige un studio de cinéma. "Une chose est sûre, Christiania survivra. Nous voulons rester dans les limites de la légalité, mais à nos conditions. Les conditions proposées jusque-là par le gouvernement sont inacceptables pour nous parce qu'elles déboucheraient certainement sur le démantèlement de Christiania".
Pour Nils Vest, l'administration en place a tout fait pour que Christiania tombe en ruines pour ensuite, sous prétexte de rétablir l'ordre et la prospérité, remettre la main sur les précieux hectares. Ce jugement va permettre aux pouvoirs publics d'inviter les promoteurs immobiliers à tirer partie des possibilités du quartier en matière d'investissements. Mais d'abord, ils devront trouver un accord avec les habitants parce qu'une expulsion par la force est inenvisageable pour des raisons tant politiques que sociales.
La métropole alternative de l'Europe
Le projet du gouvernement prévoit un retour à la normale : raser les cabanes et les maisons construites illégalement, supprimer le commerce des drogues douces (les drogues dures sont bannies par les résidents eux-mêmes) et se débarrasser progressivement des squatteurs. Le problème est que, d'après les spécialistes, cela signerait la fin d'une expérience de société à l'échelle mondiale. Depuis des années, viennent ici des gens qui ne parviennent pas à trouver leur place dans la société et souhaitent renoncer aux acquis de la civilisation moderne au nom de leur utopie.
"Nous somme la métropole alternative de l'Europe. La plus grande expérience de ce type", se flatte Nils Vest. "Quand vous avez la possibilité de vous gouverner vous-mêmes, vous prenez davantage soin de votre environnement", affirme-t-il. En dépit du jugement défavorable rendu par la justice danoise, Nils Vest est optimiste. Il pense que la coalition au pouvoir va perdre les prochaines élections et que les sociaux-démocrates, plus conciliants et plus favorables aux préceptes de la communauté de Christiania, vont leur succéder. Au cours des mois à venir, les habitants de l'enclave vont lever des fonds et souscrire des emprunts auprès des banques pour acheter le plus de propriétés "squattées" possible.
"La grande question maintenant est de savoir comment Christiania va être gérée. Nous voulons avoir notre mot à dire sur son devenir, le type de gens qui vont venir habiter là. Il est hors de question que nous laissions des gens extérieurs à la communauté se livrer à la spéculation immobilière", martèle Nils Vest.